Questions et réponses

Q:

Comment enfouit-on les matières résiduelles?

R:

Tout débute par l'excavation d'une cellule d'enfouissement dans la couche d'argile. Des tranchées sont ensuite creusées dans lesquelles on installe des drains perforés, des tuyaux qui capteront le lixiviat.

Une fois ceux-ci recouverts d'une couche de drainage composée de pierre nette et ou de sable, le travail d'enfouissement débute. Au fur et à mesure que des camions déchargent leurs matières résiduelles, des compacteurs nivellent et écrasent celles-ci.

Au fur et à mesure de l’avance de la zone enfouis, les déchets sont recouverts d'un matériau isolant qui empêche la vermine de se nourrir, évite que les déchets s'envolent et contrôle les odeurs potentielles. Éventuellement, lorsque la cellule d'enfouissement atteint sa capacité maximale, un recouvrement final est ajouté pour sceller la cellule : sable, argile et terre. L'étanchéité supérieure de la cellule est alors assurée! En dernier lieu, du trèfle et d'autres végétaux sont semés pour reverdir.

Q:

Qu’est-ce que le biogaz?

R:

Comme cela se passe dans un estomac, la digestion par des micro-organismes des matières organiques (viandes, fruits, légumes) dans un milieu exempt d'oxygène produit un biogaz composé principalement de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2). Cette production de gaz débute environ un an après l'enfouissement des matières résiduelles.

Q:

Où vont les biogaz?

R:

Un système de collecte les capte et les achemine à notre centrale électrique. La majeure partie du biogaz sera transformée en gaz naturel vert. Il s'agit de biométhane qui est injecté dans un pipeline et consommé à l’extérieur du site.

Une autre partie sert à produire de l'électricité pour alimenter l'équivalent de 2 500 résidences! S’il y a des gaz en surplus, ils pourront être brûlés dans des torchères à flammes invisibles où, sous l'action de la chaleur, le méthane se transforme en vapeur d'eau et en dioxyde de carbone, un gaz dont le potentiel de réchauffement de la planète est de 21 fois inférieur par poids à celui du méthane.

Q:

Quelles sont les mesures prises pour contrôler les odeurs?

R:

Outre le système de captage des biogaz, une combinaison de méthodes permet un contrôle efficace : recouvrement journalier, superficie restreinte du front de déchets, rampes fixes et mobiles d'agent neutralisant d'odeurs et installation de rampe d'aspersion de neutralisant sur certains compacteurs, couvert boisé, obligation pour les clients de traiter leurs chargements odorants à la source, refus des carcasses d'animaux, suivi météorologique des opérations.

Q:

Quel est le rôle du comité de suivi des odeurs?

R:

Une douzaine de citoyens bénévoles habitant dans un rayon de moins de quatre kilomètres du site d'enfouissement composent ce comité.

Formés à la détection et à la qualification des odeurs, ils notent, s’il y a lieu, la présence d'odeurs particulières (matières résiduelles, œufs pourris, biogaz, fumier et autres) aux abords de leur demeure.

Q:

Qu’est-ce que le lixiviat?

R:

Il s'agit d'eaux de précipitation qui, après avoir été en contact avec des matières résiduelles, se mélangent aux liquides et aux particules croisées durant leur trajet. En fait, sa formation suit le même principe que celui d'un filtre à café!

Q:

Où va le lixiviat?

R:

Des drains perforés installés au fond des cellules d'enfouissement captent le lixiviat et l'acheminent vers trois bassins et une usine de traitement des eaux. Après y avoir séjourné environ trois mois, le lixiviat subit un nettoyage grâce au travail de « digestion » de milliards de bactéries bénéfiques. Cette eau est finalement acheminée à l'usine d'épuration municipale de Terrebonne-Mascouche pour un traitement d'appoint.

Q:

Les eaux souterraines risquent-elles d’être contaminées par les activités du lieu d’enfouissement technique?

R:

La nappe d'eau souterraine qu'on retrouve dans le sol des terrains du LET est protégée des risques de contamination par une couche naturel d'argile d'une épaisseur moyenne de 20 m. Après excavation des cellules, l'épaisseur minimale en place est alors supérieure à 10 m.

Phénomène physique dû à un principe de pression, l'excavation dans l'argile conduit à la création d'une trappe hydraulique. C'est-à-dire que le mouvement de l'eau se fait de la nappe souterraine vers l'intérieur des cellules, donc vers le haut, à cause de la forte pression positive exercée par l'eau souterraine.

De plus, un système de captage du lixiviat est mis en place et nous effectuons un suivi rigoureux de la qualité des eaux souterraines.

Q:

À quoi sert une zone tampon?

R:

La zone tampon entourant le lieu d'enfouissement technique du Complexe Enviro Progressive permet de délimiter un secteur tout autour du LET, où aucune activité d'enfouissement n'est permise et dont le but est d'offrir un écran entre les activités du site et celles pratiquées sur les propriétés voisines.

Q:

Peut-on jeter n’importe quoi dans un site d’enfouissement technique?

R:

Pas du tout! Toute matière enfouie doit répondre aux exigences réglementaires du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Aucun déchet considéré dangereux selon la réglementation n'est accepté sur le site. Des procédures sont en place pour assurer la conformité des matières résiduelles.

Q:

Les goélands sont-ils nombreux sur le site?

R:

Grâce à la présence quotidienne d'un officier de contrôle de la faune de Services Environnementaux Faucons (SEF) et de ses oiseaux de proie ainsi qu'à toute une série de mesures d'effarouchement (fusées pyrotechniques, cris de détresse de goélands, drônes, cerfs-volants…), on ne voit plus de goélands sur le site.  SEF est présent sur le site de Terrebonne depuis plus de 20 ans.

Q:

Pourquoi ne pas éliminer simplement les goélands plutôt que de les chasser du site?

R:

Parce que le goéland est une espèce protégée et que la loi interdit par conséquent d'abattre cet oiseau. De plus, les méthodes sécuritaires et pacifiques des officiers de contrôle ont fait leurs preuves.

Q:

Y a-t-il de la vie sur un site d’enfouissement?

R:

On y trouve une grande variété d'espèces végétales et animales : tilleul d'Amérique, chêne rouge, cerisier tardif, hêtre à grandes feuilles, pruche du Canada, pluvier kildir, hirondelle, cerf de Virginie, bernache du Canada, buse à queue rousse (sauvage), tournepierre à collier, sterne pierregardin, canard, marmotte, carouge à épaulettes, ingénieurs et camionneurs… et bien plus encore!

De larges zones boisées à la lisière du site, un grand terrain découvert ainsi que plusieurs points d'eau offrent des abris idéaux pour de nombreuses espèces.

Q:

Qu’est-ce qu’une déchetterie?

R:

La déchetterie est cette installation située au Complexe Enviro Progressive où vous pouvez venir déposer vos résidus verts, vos encombrants, vos vieux meubles et une panoplie de matériaux de rénovations, tout au long de l'année, et ce en participant de manière active à la protection de l'environnement.

Q:

Quel est le rôle du comité de vigilance?

R:

Il s'agit d'un comité composé de citoyens du voisinage et de divers représentants (municipalités, groupe voué à la protection de l'environnement, MRC et communauté métropolitaine) chargés de veiller à ce que le promoteur, Complexe Enviro Progressive, gère le site en conformité avec les lois, les règlements et les normes.

Q:

Qu’arrivera-t-il lorsque tout le site aura été exploité?

R:

Une fois l'exploitation du site terminée, le travail du Complexe Enviro Progressive continuera pendant au moins 30 ans : captage des biogaz et du lixiviat, analyse des eaux de lixiviation et des eaux souterraines, fonctionnement de l’usine de biométhane et de la centrale électrique, plateforme de compostage… pour ne nommer que ceux-là. Après tout ce temps, ou lorsque le site sera jugé prêt par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, il deviendra probablement un parc public ou un centre de la nature, tout comme le Jardin botanique de Montréal et le Centre de la nature de Laval avant lui.

Q:

Que veut dire 3RVE?

R:

Cet acronyme bien connu signifie réduction à la source, réemploi, récupération et recyclage, valorisation et élimination sécuritaire. Les 3RVE symbolisent une gestion saine des matières résiduelles dans une optique de développement durable.

Q:

Est-ce que Complexe Enviro Progressive s’implique dans sa communauté?

R:

Énormément! Depuis janvier 1992, plus de 250 000 gens de tous âges - bien que les jeunes constituent le premier public visé - ont participé à notre programme éducatif Möbius. André Chulak, responsable du programme, organise des activités environnementales dans les classes et reçoit même celles-ci au site pour des visites de nos installations. Durant ces rencontres, André sensibilise les jeunes au recyclage et au compostage, discute avec eux d'environnement et de développement durable, en plus de leur apprendre comment fonctionne un LET comme celui du Complexe Enviro Progressive.

À cela s'ajoute plusieurs activités, dont la mise en place de système de compostage en milieu scolaire et la participation au programme Monarque, en partenariat avec l'Insectarium de Montréal.

Le Complexe Enviro Progressive publie par ailleurs depuis huit ans une chronique environnementale dans six journaux locaux et commandite différentes équipes sportives (hockey, soccer, etc.), groupes communautaires et événements sociaux, en plus de s'impliquer dans un programme visant à prévenir le décrochage scolaire.

Q:

Que signifie Möbius?

R:

Mathématicien allemand, Auguste Möbius a déterminé la formule mathématique du ruban Mascotte_mobiusde Möbius, la forme qui est à l'origine du sigle de récupération bien connu. En 1989, suite à un concours organisé par l'entreprise, le dessin d'un jeune garçon de douze ans représentant un personnage dont la tête est un ruban de Möbius est retenu.

La mascotte du Complexe Enviro Progressive s'inspire de ce dessin.

Q:

J’aimerais visiter le site et mieux comprendre son fonctionnement, est-ce possible?

R:

Bien sûr! Il nous fait toujours plaisir de recevoir les citoyens et groupes scolaires pour expliquer notre travail et faire visiter nos installations. Pour avoir de l'information à ce sujet, veuillez communiquer avec André Chulak au 450 474-7222 ou à andre.chulak@enviroprogressive.