Profiter de la nature sans laisser des traces

La belle saison est propice aux promenades dans la nature, que ce soit près de chez nous dans le très beau Parc de la rivière de Terrebonne ou plus loin, par exemple en camping.

On pense parfois que les objets biodégradables, tels un cœur de pomme, peuvent être laissés dans la nature. Pourtant, même ces déchets auront un impact, par exemple en incitant les animaux sauvages à se rapprocher un peu trop près des lieux fréquentés par les humains. Ainsi, une pelure de banane ou un cœur de pomme peuvent prendre jusqu’à un mois pour se décomposer, dépendant des conditions climatiques. Un imprimé comme un journal, quant à lui, prendra de deux à douze mois pour se dégrader et disparaître sous l’effet des micro-organismes (bactéries, champignons, algues). Si vous faites un feu de camp, l’allumette que vous jetteriez dans la nature pourrait non seulement créer un feu de forêt, mais prendra six mois pour se décomposer. Un mégot de cigarette - qui pourrait lui aussi causer un feu de forêt - requiert quant à lui de six mois à deux ans pour se dégrader. Enfin, la banale chique de gomme à mâcher nécessitera cinq ans avant de disparaître. Voilà qui explique pourquoi la ville-état de Singapour interdit l’importation et la consommation de gomme à mâcher depuis 1992!

Les matières recyclables sont, quant à elles, beaucoup mieux dans le bac bleu. Une bouteille en verre abandonnée dans la nature prendra 4 000 ans à se décomposer, tandis qu’une cannette en aluminium prendra 150 ans. Un sac ou une bouteille de plastique, dépendant de leur composition, demanderont entre 100 et 500 ans pour disparaître.

Les océans, rivières et lacs ne sont malheureusement pas en reste, avec la découverte en 1997 d’un nouveau « continent » dans l’océan Pacifique, la « Plaque de déchets du Pacifique est ». Des déchets se sont agglomérés sous les effets des courants marins, pour former une zone de près de 3,5 millions de km2, entre la Californie et Hawaï. Principalement composé de débris en plastique, ce continent de déchets est très nocif pour les animaux marins et poissons. Par exemple, les tortues confondent souvent les sacs de plastique flottants avec des méduses et s’étouffent en les avalant. Même lorsqu’ils se sont dégradés, les déchets de plastique sont très dangereux : de taille très réduite, plus petits que des confettis, les morceaux de microplastique dégradés sous l’effet du soleil sont avalés par les poissons qui les méprennent pour le plancton dont ils se nourrissent. Selon un rapport de Greenpeace, ce sont 267 espèces marines allant des oiseaux aux poissons qui sont ainsi menacées dans les océans; on peut facilement imaginer que nos rivières et lacs du Québec aussi contiennent malheureusement du plastique flottant.

Où que vous alliez, lorsque vous êtes dans la nature, pensez à rapporter vos déchets avec vous. Les matières recyclables sont beaucoup plus utiles lorsque recyclées et les déchets ultimes, quant à eux, deviendront gaz naturel une fois enfouis au lieu d’enfouissement technique du Complexe Enviro Progressive!

Sources : Notre-planète.info et Greenpeace